Mardi 21 octobre 2008
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Sur son berceau, de douces fées se sont penchées,
Droit dans leurs yeux étincelants, elle les a regardées d'un air curieux et amusé
Elle souriait sans cesse, ses yeux clairs et encore innocents
la rendaient si attachante,
Mais les douces fées ne se sont pas attardées, leurs yeux ont perdu leur éclat, et sans dire mot elles se sont éloignées
Puis ont disparu dans l'obscurité.
Elles avaient compris.
Compris qu'un jour ses yeux clairs ne regarderaient qu'en direction du vide,
Compris que son sourire s'éteindrait peu à peu,
Compris que son esprit un temps curieux et amusé,
Ne serait plus que le théatre de tourments et d'angoisses
en représentation perpétuelle.
De douces fées se sont penchées sur son berceau.
Mais il était déjà trop tard.
Par Mélusine
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Samedi 11 octobre 2008
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Le sommeil
tarde,
Ta voix, ton visage,
Tout de toi tourne et retourne dans mon esprit.
Ton souvenir emplit la pièce,
Ton absence repousse les murs froids,
Le manque de toi fige le temps,
Glace mon sang.
Efface mes mots,
J'oublierais les maux.
Reste encore et garde-moi.
Tiens-moi par la main.
Avec toi dans ce monde incertain,
Il y a la possibilité du lendemain.
Par Mélusine
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Mardi 7 octobre 2008
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15:31
Ecrire pour exorciser cette Douleur,
Avoir mal pour pouvoir écrire,
Comme tracer des lettres
A l'aide du sang
qui coule encore et encore
De cette plaie, toujours à vif
Plaie béante et sans cesse ravivée,
Par toi, par d'autres, par tant de choses.
Mourir avant de souffrir,
Passer la dernière Porte,
Traverser le tunnel, sans un regard vers le passé,
Oublier la vie, sans le moindre regret,
Avancer sans hésitation vers l'ultime destination
Y retrouver le Bonheur perdu,
L'Innocence, l'Insouciance,
L'Amour véritable,
Des êtres trop tôt disparus,
Avalés par ce funeste tourbillon,
Les rejoindre enfin,
Ne plus connaître la Peur, la Souffrance,
Les cruelles intentions humaines.
Se laisser aller à Aimer à nouveau.
Partir enfin.
En paix.
Par Mélusine
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Lundi 6 octobre 2008
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19:13
Tant qu'il y aura des hommes,
ils pourront se souvenir des mots et de leurs combinaisons.
Seules la poésie et les chansons peuvent survivre à un holocauste.
Personne ne peut mémoriser un roman entier, un film,
une sculpture ou une peinture.
Mais, tant qu'il y aura des êtres humains,
les chansons et la poésie pourront perpétuer.
Si ma poésie a un but, c'est de libérer les gens de leurs oeillères,
de démultiplier leurs sens.
Jim MORRISON
Los Angeles, 1969-70.
Par Mélusine
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Lundi 6 octobre 2008
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16:36
Sécher mes larmes
Geler mon coeur
Tarir le puits des sentiments
Oublier l'Amour, ignorer sa seule existence
Massacrer la souffrance
Vomir une fois pour toutes cette Douleur
Effacer son souvenir de mon esprit
Anihiler le besoin de Lui
Fixer le regard de Méduse
Et n'être plus qu'un inébranlable bloc de pierre
Les débris de mon coeur
Ne plus les réassembler
Au fond d'un gouffre sombre et boueux
Les enterrer, les ensevelir profondément
Et les laisser pourrir là, sans regrets
Ni stèle, ni cérémonie
Juste une macabre fosse putride
Dernière demeure d'une sulfureuse putréfaction.
Finitude sans receuillement.
Par Mélusine
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