Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /2008 15:11

Un ange passe
Dans un éclair
Dans la chambre
Un fantôme nous précède
Une ombre nous suit
Et chaque fois que nous nous arrêtons
Nous tombons

Un homme ratisse des feuilles
en tas dans sa cour, un monceau,
appuyé sur son râteau, il les brûle
absolument toutes.
Le parfum emplit la forêt
des enfants s'arrêtent et respirent
l'odeur qui, dans quelques années,
deviendra nostalgie.

L'instant est béni
Tout le reste est
    souvenir

                                  
                                                 Jim Morrison, 1970.
                                                    


                                           

Par Mélusine - Publié dans : j'aime, donc je cite... - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /2008 00:29

Eternité Claire-Obscure
Jours sombres d'éclaircies aveuglantes
Nuits lumineuses de Pénombre

Doux chuchotement de l'amère Nostalgie
Moments uniques, une heure, une minute, une seconde
Qui au passé désormais appartiennent

Accueillir sans crainte la Nostalgie
Corps en mouvement
Esprit sans repos

En quête de nouveaux souvenirs
Images, sons, odeurs
En route vers l'Eternité
Claire-Obscure.

Par Mélusine - Publié dans : La Nuit. - Communauté : L'âme du poète
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 20:58

A-t-il marché d'un pas plus lent qu'à l'accoutumée,
Ou avait-il conservé sa démarche habituelle ?
Regardait-il le sol,
Ou au contraire, son regard est-il demeuré fixe et imperturbable,
Porté droit devant lui ?
A-t-il posé son regard sur ces lieux, ces objets,
Ceux-là même qu'il avait vus, regardés, contemplés,
Des centaines de fois auparavant ?
Ou ses yeux, déjà trop habitués à la pénombre,
N'ont-ils même pas effleuré une dernière fois
Ces endroits, qui lui étaient pourtant devenus si familiers ?
Pensait-il seulement à autre-chose qu'à son Funeste projet ?
Etait-il serein, fébrile, soulagé ?...
Pas après pas,
Il a remonté son couloir de la Mort.
Pas après pas, il a marqué le sol de ses ultimes empreintes.
A quoi pensait-il ?
Il savait d'ores et déjà qu'il ne parcourerait plus ce chemin en sens inverse.
Il y a bien longtemps qu'il avait chassé de son esprit
Les mains qui lui auraient été tendues.
Avec une insolente détermination,
Il a choisi, solitaire, la dernière étape à son parcours.
Les roses au parfum enivrant,
Le sang échaudé,
La veine brûlante au passage du poison,
Signes d'adieux d'une vie qui s'apprète à le quitter.
L'obscurité derrière ses paupières,
Désormais closes pour l'Eternité.
Départ pour le dernier voyage.
Ultime sommeil, dont il ne se réveillera jamais.
Voilà,
C'est fini.
Juste fini.

Pour B. V.

 

Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 22:42

Croire, espérer, encore et toujours
Les yeux pleins d'une insolente innocence,
Admirer les quelques lumineux oasis
Eparpillés ça et là, défiant les lois de ce désert aride,
Les regarder et les imaginer réels, encore et toujours,
Se laisser transporter par leur pureté illusoire,
S'immerger dans leurs eaux transparentes,
Le corps enveloppé d'un azur trouble et chaud,
Noyés, Méfiance, Doute et Peine,
Ignorés, les sombres nuages qui poursuivent leur course,
Eternelle et perpétuelle même erreur.
Soudain la châleur diminue,
Les rayons du soleil s'éteignent irréductiblement,
L'oasis rétrécie, rétrécie encore et toujours,
Avant de disparaître entièrement,
S'en retourner vers un lointain univers chimérique.
Seuls demeurent des sables mouvants noirs et glacials.
Ne pas bouger, ne pas écouter la Peur.
Continuer de respirer, encore et toujours.

Par Mélusine - Publié dans : Angoisse
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /2008 22:21

Quel est ce tunnel dont l'hypothétique issue semble s'éloigner encore ?
De plus en plus ténues deviennent les rares particules de lumière,
Figée, pétrifiée dans les Ténèbres, aspirée par un sol froid et visqueux,
L'Espoir, le Courage sont moribonds.
Les murs transpirent la Peine, la Peur, le Désespoir,
Leurs suintements s'insinuent par mes moindres pores,
Imprègnent et envahissent tout mon Etre.
Mes pieds refusent d'avancer,
Vidée, les membres lourds,
L'air se raréfie, j'étouffe, je suffoque,
Oppressée, je me laisse glisser encore,
Rattrappée par l'Ombre Ennemie.

Par Mélusine - Publié dans : Angoisse
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