Je n'ai
jamais été violée, ni subi quelque abus sexuel, physique ou mental que ce soit. Aucun abus d'aucune sorte, ni par mes proches, ni par d'illustres inconnus.
Mes relations avec ma mère ? Ni pires, ni meilleures que pour d'autres il me semble. Avec mon père ? Idem. Ils m'aiment infiniment, je les aime à l'identique, on a des hauts, quelques bas, mais
entre nous c'est "un pour tous et tous pour un" !
Si je suis névrosée ? Ca, y'a pas photo. C'est même carrément l'hystérie complète par moments !...
Tout cela n'explique en rien, à mon sens, ce qui pollue mon esprit.
Cette pollution psychique a toujours existé, là, bien tâpie dans l'ombre, se développant tranquillement, attendant simplement le moment propice pour se manifester enfin ; elle se savait à l'abri
de tout doute susceptible de pouvoir la réduire au silence.
Aujourd'hui, elle évolue paisiblement et impunément en pleine lumière, elle explore sans relâche sa "liberté" absolue ; cette chère liberté, fruit d'un dur labeur de patience et de
persévérance, tel un prisonnier qui, heure après heure, jour après jour, a creusé son tunnel de sortie à l'aide d'une cuillère à thé.
Cette pollution, elle porte un nom, variable selon les époques : Bipolarité est son petit nom le plus actuel -et le moins stigmatisant tant qu'à faire...- , et Psychose Maniaco-Dépressive,
son grand méchant ancien nom -sûr que ça fait grave genre "Vol Au-dessus d'Un Nid De Coucou" !- . Et ben, me voilà avec un début de portrait pas super engageant. Allez, je ne suis quand
même pas Hannibal Lecter !... Je suis "Bipolator" ! Croyez-moi, mieux vaut en rire...