Jeudi 5 mars 2009 4 05 /03 /2009 11:50

Eclosion perpétuelle d'idées brutes, à malaxer, mettre en forme, à traduire en mots intelligibles,
les rendre presque jolies ces idées, ou du moins compréhensibles.
Explosion de pensées, résultat spirite de divagations cérébrales.
Mystérieux feu d'artifice neuronal, qui tel un volcan en incessante activité,
déverse sa lave brûlante, en coulées épaisses et destructrices.
Pourquoi ce besoin de faire de ces trop souvent mélancoliques pensées,
dignes représentantes d'un monde intérieur bancal, cabossé,
Pourquoi ce besoin irrépressible, d'en faire de seillantes perles poétiques ?
D'où vient cette détermination à les transformer en une prose romantique ?
Ces pathétiques ruisseaux de maux n'ont, à vrai dire, pas une once
de poésie, ni romantique, ni romanesque, 
ni même romancée, ou alors de façon bien obscure.
Quelle poésie dans l'afflux de pensées sombres et désordonnées ?
Quelle poésie dans l'épanchement plaintif d'un cerveau définitivement dérangé ?

Cette poésie, la chercher souvent, la trouver parfois, et encore...
Tendre poésie, aujourd'hui, plus qu'hier,
 je suis fatiguée de te créer.
 

Par Mélusine - Publié dans : dark days - Communauté : L'âme du poète
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 17:11

Fuir le jour, s'abriter dans la nuit,
Fumer, boire, trop,
Respirer encore,
Dormir pas assez, rêver de moins en moins,
Lasse d'observer la fluidité du temps
au travers de vitres dépolies,
Fatiguée de le laisser passer, couler sur moi, aussi douloureux
que du plomb fondu,
Rejeter le moindre plaisir que pourrait offrir cette vie,
Emprisonnée dans une cage de chair,
Demeure informe d'un esprit difforme,
Âme excécrable enlisée dans une existence morne et sans but.
Perverse petite cohabitation pathétique,
aux productions mentales chaque minute plus sinistres et macabres.
Fuir, fumer, boire, encore.
Trop.

Par Mélusine - Publié dans : dark days
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 17:46

Par une froide nuit sans lune, tu es parti, seul, juste comme ça, en silence, sans le moindre fracas,
Juste comme rien, une simple poussière balayée par un vent à la fois tiède et glacial.
Représentation finale d'une existence disloquée.
Comme ça, sans prévenir, sans aucun bruit, ni aucun mot.
Un dernier soupir de désespoir, un ultime souffle de vie,
quelques gouttes de sang, ton sang depuis déjà trop longtemps moribond,
Tu as fini par délaisser ce corps empoisonné, aux veines pétries de toxicité,
aux besoins nocifs, aux envies d'ailleurs impossibles.
Malgré tout celà, malgré ces mensonges accumulés,
loin de moi l'idée de t'en vouloir.
Alors juste comme ça, tu manques à mes yeux, tu manques à ma vie,
à ma vie d'hier, ma vie d'aujourd'hui, celle de demain.
Hier, aujourd'hui, demain,
Je t'aime.
En silence, juste comme ça.

Par Mélusine - Publié dans : Mélancolie - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /2009 16:12

Autour de moi ils tournoient, en un vol à la fois majestueux et menaçant,
les noirs corbeaux de mauvaise augure,
au plumage lisse et soyeux,
compagnie tendre et amicale depuis tout ce temps,
Braves et fidèles compagnons de voyage.
Près de moi, surplombant ma tête, devançant mes pas,
balisant ma route, écumant la poussière qui suit mon ombre
au gré d'un vent suffoquant.
Tel un vieux couple usé par les années,
loin de toute forme de passion,
Unis par une sorte de douce tendresse partagée,
à la fois destructrice et salvatrice.
Je les entends, jour après jour,
Les vois parfois,
Ne les oublie pas une minute.
Leurs cris, le bruissement de leurs ailes sombres,
sans cesse me rappellent leur existence,
si intimement liée à la mienne.


Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : L'âme du poète
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /2009 16:07

J'ignore à quel nombre de chemins j'ai pu faire face,
Combien de sentiers se sont présentés à mon regard,
Autant d'infinies multidudes de directions possibles.
Parmi cette multiplicité de choix arbitraires,
J'ai cheminé, avancé, trainé vaguement, courru souvent,
Sur l'un, puis sur l'autre, puis encore sur un autre, chemin, sentier, route,
Routes lisses et élaguées, chemins terreux et broussailleux, sentiers
glissants, rocailleux, obscurs.
Je les ai empruntés, les uns, les autres, sans un véritable ordre défini, juste comme ça, au son de ma tête, au son de mon coeur, au son le plus audible.
Pas le plus juste, ni le plus sensé. Pas le plus évident, ni le plus sûr.
Juste le moins inaudible.
Quelle pourrait être l'éventuelle sage morale à tout celà ?

Pour moi, il en existe certainement une, que je suis encore et toujours incapable de discerner.

Ca pourrait parfois être tellement agréable, de naître au monde, livré avec une carte des routes, chemins, sentiers, autoroutes, déviations, trajets secondaires, qu'il nous conviendra d'emprunter, de notre premier à notre dernier souffle...

Mais cette vie pourrie serait si ennuyeuse alors ; plus de mystère, plus de surprise, plus de questions à se poser, du genre : "quel sens a la vie ?", "ai-je pris le bon chemin ?"

Quelle monotonie en effet. D'autant que des mots comme "Remords" ou "Regrets", entre autres, pourraient bien n'avoir jamais existé...

Alors voilà. Une foule de directions, plus attirantes les unes que les autres, pas de carte, pas de guide, pas de boussole...

Bienvenue dans ce terrain non balisé,
Bienvenue dans la Vie...

Par Mélusine - Publié dans : C'est la Vie... ?... - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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