Jeudi 12 mars 2009
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18:47
... les oiseaux, leurs chants entêtants, les hannetons se frottant les ailes
de plaisir aux soirs d'été,
les arbres vigoureux esquissent leur souplesse au vent doux, secouent leurs vert feuillage luisant, tel de fines et vivantes émeraudes,
le lever du soleil, son coucher, toutes ces luminosités rougoyantes, flamboyantes, cette palette de couleurs qui s'étend du rose le plus tendre au pourpre le plus profond, indigo, violet, fuschia
volent dans la lumière, tels des centaines de pétales de rose séchés ; de temps en temps apparaissent quelques tournesols qui disparaissent et se fondent derrière l'horizon.
Si c'est dans de tels paysages que l'on est baigné lorsqu'on meurt, dans ce cas je veux
bien m'envoler, bercée par le chant des oiseaux, en regardant les nuages purs qui s'arrètent quelques instants comme pour saluer le monde d'en bas, puis reprennent leur route ; bientôt ils
deviendront goutelettes brillantes et abreuvantes. Leur course sera terminée... Les lutins ont encore frappé.
Par Mélusine
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Publié dans : au jour le jour
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