Est-ce toi que je me dois de remercier,
Toi le Néant absolu ?
Toi qui te moques de la ruine de mes pensées,
Mécène du vide sidéral qui lacère et perfore mon cerveau.
De plus en plus floue devient ma faculté de réfléchir, raisonner,
Continuer, arrêter, aimer, détester.
N'es-tu jamais las de procéder ainsi, de produire encore et toujours
les mêmes désordres, mêmes soupes de maux ennyeux au possible ?
Jamais usé d'engourdir puis paralyser mon esprit ?
Continues, tu n'es plus en territoire inconnu depuis le temps.
Persistes à mitrailler ma boîte crânienne de tous ces riens,
ils sont ma nourriture.
Vil Néant, joues avec moi, fais-moi flancher, douter, batailler.
Le premier de nous deux qui tombera, n'est pas celui que tu crois...
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