au jour le jour

Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 10:24

Du noir au blanc, de la lumière à l'obscurité,
du bien au mal, du vide à la plénitude,
sans cesse mon esprit bascule, se meut, s'égare,
au gré de mes folies, douces ou tragiques,
mon coeur se balance, s'interroge.
Survie imposée à une vie décomposée.
Sur fond de cercles polaires, j'attends et j'espère,
un répit, un retour sur terre.

Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /2009 13:01

Est-ce toi que je me dois de remercier,
Toi le Néant absolu ?
Toi qui te moques de la ruine de mes pensées,
Mécène du vide sidéral qui lacère et perfore mon cerveau.

De plus en plus floue devient ma faculté de réfléchir, raisonner,

Continuer, arrêter, aimer, détester.
N'es-tu jamais las de procéder ainsi, de produire encore et toujours
les mêmes désordres, mêmes soupes de maux ennyeux au possible ?
Jamais usé d'engourdir puis paralyser mon esprit ?
Continues, tu n'es plus en territoire inconnu depuis le temps.
Persistes à mitrailler ma boîte crânienne de tous ces riens,
ils sont ma nourriture.
Vil Néant, joues avec moi, fais-moi flancher, douter, batailler.
Le premier de nous deux qui tombera, n'est pas celui que tu crois...

Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 18:47

... les oiseaux, leurs chants entêtants, les hannetons se frottant les ailes de plaisir aux soirs d'été,
les arbres vigoureux esquissent leur souplesse au vent doux, secouent leurs vert feuillage luisant, tel de fines et vivantes émeraudes,
le lever du soleil, son coucher, toutes ces luminosités rougoyantes, flamboyantes, cette palette de couleurs qui s'étend du rose le plus tendre au pourpre le plus profond, indigo, violet, fuschia volent dans la lumière, tels des centaines de pétales de rose séchés ; de temps en temps apparaissent quelques tournesols qui disparaissent et se fondent derrière l'horizon.
Si c'est dans de tels paysages que l'on est baigné lorsqu'on meurt, dans ce cas je veux bien m'envoler, bercée par le chant des oiseaux, en regardant les nuages purs qui s'arrètent quelques instants comme pour saluer le monde d'en bas, puis reprennent leur route ; bientôt ils deviendront goutelettes brillantes et abreuvantes. Leur course sera terminée... Les lutins ont encore frappé.

Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 15:51

Le silence est ma première défense, l'armure derrière laquelle je me réfugie chaque instant. Mon esprit se meut invariablement, il est sans limites, sans repos, ne sommeille pas une seconde ; les pensées jaillissent, se bousculent, se  confortent, se contredisent, s'entre-déchirent, chacune réclame sa place, son domaine, ma boîte crânienne devient rapidement un abri trop exigu...
Mes paroles déforment presque toujours mes pensées premières.
Le chemin qui sépare la pensée originelle de sa mise en paroles, en mots, doit être semé d'embûches, de leurres, de petits lutins espiègles et manipulateurs, qui tordent, malmènent, chahutent la pensée, la travestissent en l'abrutissant de mensonges. Et lorsque, finalement, la pensée passe mes lèvres pour parvenir au monde extérieur, elle arrive salie, me trompe.
C'est un peu comme on entame notre existence, bercés par une certaine innocence, loin de questionnements pseudo-métaphysiques du genre "qui suis-je", "pourquoi suis-je moi et pas un autre", "où vais-je", autant d'absurdités qui auront bien assez tôt fait de nous empoisonner la vie.
Toujours est-il que nos débuts s'avèrent plein de promesses, d'espérances, que l'on imagine à aucun moment déçues. Tout semble possible et viable.
Mais les lutins ne sont déjà plus très loin. Si l'on tend bien l'oreille, ouvrons bien les yeux, on peut les les entr'apercevoir, tâpis dans l'ombre, à ricaner cyniquement ; car eux savent que le chemin est tout tracé, ils ont toujours été là, mais la vie peut être longue, alors dans leur immense bonté, ils nous offrent quelques jours, quelques mois, quelques années de répit : la pureté, l'innocence des premiers jours, le soleil et son doux picotement, chaud et protecteur, dans un ciel azur, où à peine quelques nuages cotonneux et immaculés mûs par une brise tiède, ajoutent un charme romantique, beau, trop beau pour être éternel...

(
mémoires d'adolescence...)

A suivre...

Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /2009 16:12

Autour de moi ils tournoient, en un vol à la fois majestueux et menaçant,
les noirs corbeaux de mauvaise augure,
au plumage lisse et soyeux,
compagnie tendre et amicale depuis tout ce temps,
Braves et fidèles compagnons de voyage.
Près de moi, surplombant ma tête, devançant mes pas,
balisant ma route, écumant la poussière qui suit mon ombre
au gré d'un vent suffoquant.
Tel un vieux couple usé par les années,
loin de toute forme de passion,
Unis par une sorte de douce tendresse partagée,
à la fois destructrice et salvatrice.
Je les entends, jour après jour,
Les vois parfois,
Ne les oublie pas une minute.
Leurs cris, le bruissement de leurs ailes sombres,
sans cesse me rappellent leur existence,
si intimement liée à la mienne.


Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : L'âme du poète
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /2008 15:31
Ecrire pour exorciser cette Douleur,
Avoir mal pour pouvoir écrire,
Comme tracer des lettres
A l'aide du sang
qui coule encore et encore
De cette plaie, toujours à vif
Plaie béante et sans cesse ravivée,
Par toi, par d'autres, par tant de choses.
Mourir avant de souffrir,
Passer la dernière Porte,
Traverser le tunnel, sans un regard vers le passé,
Oublier la vie, sans le moindre regret,
Avancer sans hésitation vers l'ultime destination
Y retrouver le Bonheur perdu,
L'Innocence, l'Insouciance,
L'Amour véritable,
Des êtres trop tôt disparus,
Avalés par ce funeste tourbillon,
Les rejoindre enfin,
Ne plus connaître la Peur, la Souffrance,
Les cruelles intentions humaines.
Se laisser aller à Aimer à nouveau.
Partir enfin.
En paix.
Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /2008 16:36

Sécher mes larmes
Geler mon coeur
Tarir le puits des sentiments
Oublier l'Amour, ignorer sa seule existence
Massacrer la souffrance
Vomir une fois pour toutes cette Douleur
Effacer son souvenir de mon esprit
Anihiler le besoin de Lui
Fixer le regard de Méduse
Et n'être plus qu'un inébranlable bloc de pierre
Les débris de mon coeur
Ne plus les réassembler
Au fond d'un gouffre sombre et boueux
Les enterrer, les ensevelir profondément
Et les laisser pourrir là, sans regrets
Ni stèle, ni cérémonie
Juste une macabre fosse putride
Dernière demeure d'une sulfureuse putréfaction.
Finitude sans receuillement.

Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : L'âme du poète
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 20:58

A-t-il marché d'un pas plus lent qu'à l'accoutumée,
Ou avait-il conservé sa démarche habituelle ?
Regardait-il le sol,
Ou au contraire, son regard est-il demeuré fixe et imperturbable,
Porté droit devant lui ?
A-t-il posé son regard sur ces lieux, ces objets,
Ceux-là même qu'il avait vus, regardés, contemplés,
Des centaines de fois auparavant ?
Ou ses yeux, déjà trop habitués à la pénombre,
N'ont-ils même pas effleuré une dernière fois
Ces endroits, qui lui étaient pourtant devenus si familiers ?
Pensait-il seulement à autre-chose qu'à son Funeste projet ?
Etait-il serein, fébrile, soulagé ?...
Pas après pas,
Il a remonté son couloir de la Mort.
Pas après pas, il a marqué le sol de ses ultimes empreintes.
A quoi pensait-il ?
Il savait d'ores et déjà qu'il ne parcourerait plus ce chemin en sens inverse.
Il y a bien longtemps qu'il avait chassé de son esprit
Les mains qui lui auraient été tendues.
Avec une insolente détermination,
Il a choisi, solitaire, la dernière étape à son parcours.
Les roses au parfum enivrant,
Le sang échaudé,
La veine brûlante au passage du poison,
Signes d'adieux d'une vie qui s'apprète à le quitter.
L'obscurité derrière ses paupières,
Désormais closes pour l'Eternité.
Départ pour le dernier voyage.
Ultime sommeil, dont il ne se réveillera jamais.
Voilà,
C'est fini.
Juste fini.

Pour B. V.

 

Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /2008 21:35

Sujet concret d'actualité : aujourd'hui mon "blogRank" est à 0. Pas de quoi faire s'arrêter la Terre de tourner, on est bien d'accord. Bon, jusqu'à maintenant, mon record était de 4. Sur 100, c'est déjà bien je trouve. Je vais pas en plus geindre et me plaindre ! Mais, sans avoir un égo surdimensionné, quelque-part le "0" fait mouche.
Alors revient la grande question "existentielle" : comment être intéressant ? Qu'est-ce-qui fait que certains sont plus intéressants que d'autres ? Pourtant, la question de l'intérêt est tout sauf objective. L'intérêt suscité est subjectif.
Vous prenez deux personnes qui vont vous parler d'un sujet identique, disons la météo du week-end. Elles emploieront toutes deux exactement les mêmes mots. Mais au final, l'une des deux nous aura parue plus intéressante. Pourquoi ? Question de gestuelle, de physique, de ton, de regard, d'attitude générale ? On a coutume de nommer ce phénomène "charisme". Et bien je crois qu'il est effectivement question de charisme. Difficile à admettre, mais, en son temps, Adolf Hitler était un individu charismatique. Malheureusement pas pour le bien de l'humanité.

Par Mélusine - Publié dans : au jour le jour
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